Walt’s – an American Restaurant

Parmi les tables de choix que compte Disneyland Paris, le Walt’s – an American Restaurant est une adresse incontournable, tant par la qualité de ses mets que par son histoire. Sa réouverture, dans le cadre de notre 30e anniversaire, est l’occasion de revisiter ce lieu emblématique… par le menu !

Une « entrée » dans l’histoire de Walt Disney

Son emplacement, et bien sûr sa cuisine, sont légendaires. Mais le Walt’s n’est pas seulement l’une des meilleures tables de la petite rue du tournant-du-siècle. C’est aussi un vibrant hommage à Walt Disney, dont l’établissement est peuplé d’innombrables souvenirs.

L’histoire commence dès l’abord du bâtiment. Avec sa façade resplendissante, aux couleurs jaune et blanc rehaussées de vert, on ne peut pas le rater. S’il occupe une position centrale sur Main Street, U.S.A. qu’il longe vers le nord, son entrée se situe quant à elle sur Flower Street, la petite artère qui se prolonge à l’ouest vers Liberty Court, et plus exactement au numéro 1401. Or, cette adresse est non seulement celle du Walt’s, mais renvoie également à celle de la maison-mère de Walt Disney Imagineering à Glendale en Californie, où sont imaginés les Parcs Disney du monde entier depuis 1961.

Une fois à l’intérieur, on ne peut être qu’ébloui par l’élégance et le raffinement du lieu. Mobilier et autres éléments de décoration aux tons boisés apportent profondeur et chaleur à l’ensemble, à commencer par le buste de Walt, qui accueille tout sourire les visiteurs près de l’escalier.

Le hall est le lieu des origines par excellence. Les différentes photos réparties à travers la pièce évoquent la famille du fondateur du lieu, ses parents, son frère Roy et bien sûr son épouse Lillian. Non loin du piano, le zootrope, ce jouet optique préfigurant le dessin animé, nous rappelle que Walt n’a cessé de révolutionner cet art tout au long de sa carrière. Plusieurs photos avec Mickey évoquent d’ailleurs ses succès en la matière.

Quant à la cage disposée sur la table, il s’agit d’une allusion à l’oiseau mécanique qui attira son attention en 1949 lors d’un voyage à la Nouvelle-Orleans et qu’il confia à ses ingénieurs afin d’en comprendre et d’en reproduire le fonctionnement. Ce fut le début de la création des Personnages Audio-Animatronics, qui apportèrent sa troisième dimension à l’art de l’animation et peuplent des attractions aussi emblématiques que Pirates of the Caribbean, Phantom Manor ou encore La Tanière du Dragon.

Pour accéder à l’étage, deux moyens s’offrent à nous : l’escalier, avec ses multiples photos des succès de Walt, véritable métaphore de son impressionnante ascension professionnelle, et l’ascenseur, pièce maîtresse du hall, avec sa structure en acajou surmontée d’un dôme de verre richement ouvragé. À cela s’ajoutent les initiales de Walt entremêlées gravées sur les vitres, et dont le design reprend celui créé à l’origine pour la balustrade en fer forgé de son appartement de New Orleans Square, à Disneyland en Californie. On les retrouve également sur d’autres éléments de décoration de la pièce, notamment au niveau du comptoir, à l’entrée du restaurant.

Une visite pas comme les autres de Disneyland Paris

Le deuxième étage du Walt’s est en partie inspiré du célèbre Club 33. Mais à la différence du restaurant privé situé à New Orleans Square à Disneyland, l’Imagineer Eddie Sotto a voulu créer un lieu à la fois élégant et authentique, ouvert à l’ensemble des visiteurs de Disneyland Paris afin de leur permette d’assister à la parade tout en se régalant de spécialités raffinées.

Une fois en haut, les convives découvrent un véritable petit appartement composé d’une salle de réception et de six salons. Les Imagineers firent de nombreuses recherches historiques en termes de décoration d’intérieur, afin de reconstituer au mieux l’ambiance d’une maison du tournant-du-siècle, que ce soit à travers l’utilisation du « lincrusta », un revêtement mural en relief inventé en 1877, ou de l’ « anaglypta », un papier peint texturé mis au point 10 ans plus tard.

Les différentes salles reprennent la thématique des Lands de Disneyland Paris comme si elle avait été vue par un architecte de l’époque victorienne. La salle d’Adventureland est ainsi très marquée par l’orientalisme de la fin du 19e siècle, celle de Fantasyland par le style néo-gothique, celle de Frontierland par l’artiste américain Frederic Sackrider Remington, bien connu pour ses bronzes représentant des scènes du Vieil Ouest. Le salon dédié à Discoveryland est un hommage à la fois à l’Art nouveau d’Alphonse Mucha et d’Hector Guimard et à l’œuvre de Jules Verne revisitée par Walt Disney. Dans cette pièce, les motifs aquatiques de la moquette répondent harmonieusement aux arabesques célestes du plafond, traitées à la manière de l’Art nouveau. La cheminée est à elle seule un chef d’œuvre. Elle fut dessinée par Eddie Sotto en s’inspirant de celle imaginée par Alphonse Mucha pour la bijouterie Fouquet, aujourd’hui située au musée Carnavalet à Paris. Sculptée en noyer d’Amazonie, elle est surmontée d’une sphère armillaire (une modélisation de la sphère céleste) stylisée évoquant le roman De la Terre à la Lune, et dans laquelle flotte une maquette du Nautilus réalisée par Tom Sherman, le directeur artistique de l’attraction Les Mystères du Nautilus.

Le dernier salon de l’étage est consacré quant à lui aux Hôtels Disney. On y trouve notamment l’un des premiers concepts du Disneyland Hotel, dont la façade s’inspire du célèbre hôtel Del Coronado construit en 1888 près de San Diego.

Quant à la musique d’ambiance du restaurant, elle fait la part belle à des thèmes classiques allant de « La Ballade de Davy Crockett » à « it’s a small world » en passant par les chansons de Cendrillon, interprétés alternativement au piano et par un orchestre de chambre dans le style ragtime. Eddie Sotto souhaitait ainsi créer une atmosphère intimiste et chaleureuse typique de l’époque autour de l’histoire musicale de Disney.

Retour aux sources

Mais le Walt’s n’a pas toujours été ainsi. À l’origine, il comportait trois salles supplémentaires au rez-de-chaussée, auxquelles s’ajoutaient une terrasse extérieure sur Flower Street. Deux d’entre elles étaient situées en enfilade à gauche de l’ascenseur. L’une rendait hommage à la passion de Walt pour les trains à travers de nombreuses souvenirs personnels parmi lesquels des photos du modèle réduit qu’il avait construit dans sa propriété. L’autre salle renfermait pour sa part des dessins préparatoires liés à la création de Main Street, U.S.A., certains réalisés par l’Imagineer de légende Herb Ryman, qui fut l’un des créateurs de la version originale de cette rue mythique pour Disneyland en Californie. On y trouvait également une splendide maquette du bâtiment de la Main Street Transportation Company.

Quant à la salle située sur la droite, derrière l’escalier, et longeant Main Street, U.S.A., elle était consacrée aux liens de Walt Disney avec l’Europe, notamment comme ambulancier pour la Croix-Rouge après la 1e Guerre mondiale. On y retrouvait également de nombreux témoignages de ses voyages avec son épouse Lillian, comme une photo restée célèbre de leur passage dans la « Disney Street » de Londres en 1965.

À travers le Walt’s, l’ambition originelle d’Eddie Sotto était de raconter l’histoire de Walt, l’homme, en commençant au rez-de-chaussée par les premières étapes de sa vie, en compagnie de sa famille et tout particulièrement de son épouse, à l’unisson des débuts de Main Street, U.S.A. Puis l’escalier du succès conduisait à l’étage et à la construction de Disneyland Paris.

En 1999, les salles du bas ont été repensées et rassemblées pour former Lilly’s Boutique, mettant véritablement à l’honneur l’épouse de Walt, juste à côté du restaurant dédié à son mari – tout un symbole ! Vestige de cette époque passée, c’est la cheminée d’origine qui trône toujours à l’entrée du magasin.

Mais une visite du Walt’s – an American Restaurant ne serait complète sans un clin d’œil culinaire à la France. Pour le 30e Anniversaire de Disneyland Paris, les chefs de la destination ont imaginé une toute nouvelle carte bistronomique comprenant des spécialités raffinées américaines, inspirées des plats typiques cuisinés à Chicago, la ville où Walt est né, et à Marceline, la ville de son enfance, auxquelles ils ont ajouté une petite touche française. Certaines de leurs recettes ont ainsi été créées à partir de la fameuse crème d’Isigny, en référence aux origines normandes du nom de Disney.
Quand culture historique rime avec plaisir gastronomique !

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Fond of new technologies, Sebastien joined the adventure DLPReport since its launch, bringing with him his technical background. He tries as much as possible to bring the tools necessary to ease the day to day activities of the team.

What he loves to do at Disneyland Paris? Roaming around the parks and of course catch one of the Mickey and the Magician performances!
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